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Contributeurs : quels sont les risques ?

Thématique : contributeur

Le contributeur est la personne qui donne, prête ou investit dans les projets et/ou les entreprises via le crowdfunding.

Comme tout investissement, le financement participatif comporte des risques. Pour une transparence totale, le contributeur doit être informé du potentiel risque qu’engendre un investissement via le crowdfunding.

Don

Rappelons la base du fonctionnement du mode de financement du don. Si le projet n’atteint pas au moins 100% de la somme demandée, le contributeur est automatiquement remboursé.

Au-delà de ce montant minimal, le porteur de projet devra respecter ses engagements et livrer le produit ou le service promis comme contrepartie dans les délais préalablement indiqués.

En théorie, la non délivrance de la contrepartie par le porteur de projet est possible,  dans ce cas le contributeur ne recevra pas le produit ou le service promis.

En réalité, il n’en est rien car la plupart des contributeurs sont issus du premier et du deuxième cercle du porteur de projet. La pression sociale provenant des proches est telle que la livraison de la contrepartie est dans la majorité des cas effectuée dans les délais initialement prévus. La communauté créée autour du projet est également un autre phénomène qui pousse le porteur de projet  à tenir ses engagements néanmoins la non livraison des contreparties est possible. 

  • Analyser en détails le projet

Pour limiter le risque de ne pas recevoir la contrepartie, le contributeur doit étudier le projet dans les détails. Si les contreparties ne semblent pas correspondre à la réalité ou que l’on obtient le produit ou le service proposé à un prix dérisoire le contributeur doit se méfier. Pour ce faire, il peut contacter directement le porteur de projet, il peut également le rencontrer physiquement pour s’assurer du sérieux de la campagne de financement participatif.

  

Prêt 

Le contributeur a le choix entre deux méthodes de prêt : rémunéré ou non rémunéré.

Dans les deux cas, le contributeur s’expose à un risque financier.  Si l’entreprise n’est pas en capacité de rembourser le prêt du contributeur,  l’argent investi sera perdu. Cela va également signifier que l’entreprise cessera son activité car elle ne pourra pas  couvrir ses créances.

Sur l’échelle du risque le prêt se situe entre le don et l’investissement en capital. Même si les trois méthodes de financement ne sont pas comparables car les motivations et les enjeux sont différents, le risque pour le contributeur de ne pas être remboursé est bien réel et ne doit pas être négligé.

  • S’assurer que la plateforme ait obtenu le statut d’IFP

Le statut d’Intermédiaire en Financement Participatif est délivré à toutes les plateformes respectant la nouvelle réglementation

  • Diversifier son investissement

Pour atténuer le risque de perte,  il est recommandé de diversifier son investissement. En pratique, le contributeur à tout intérêt à varier le montant de sa contribution mais surtout à varier les entreprises choisies. Le simple fait d’investir sur plusieurs projets, réduit le risque de voir son investissement initial perdu.

 

Investissement 

L’investissement en capital est le mode de financement le plus risqué dans le crowdfunding et dans la même mesure que toutes les autres méthodes de financement plus classiques.

 Si l’entreprise perd de la valeur ou cesse son activité,  le contributeur verra son investissement non rentabilisé.

Dans l’autre cas, si l’entreprise croît, sa valeur va augmenter tout comme les parts sociales du contributeur. La motivation est également de prétendre à une croissance  bien plus importante de son investissement en comparaison avec les autres modes de financement dans le crowdfunding.

Au-delà de l’investissement, le contributeur prend part dans une aventure entrepreneuriale et aide l’entreprise qu’il finance.

La durée est également à prendre en compte dans  l’investissement en capital car elle n’est pas non plus comparable aux autres modes de financement du crowdfunding. En effet, le contributeur engage généralement  son investissement pour 5 à 10 ans.

  • S’assurer que la plateforme ait obtenu le statut de CIP

Le statut de Conseiller en Investissement Participatif est délivré à toutes les plateformes respectant la nouvelle réglementation.

  • Varier son investissement

Diversifier l’investissement est également une façon de réduire le risque. Il est toujours préférable d’investir plusieurs montants raisonnables sur plusieurs entreprises que de diriger tout l’investissement sur une seule société.

 

La perte de confiance dans le financement participatif peut être une conséquence d’un investissement manqué. Le risque étant que le contributeur ne se tourne plus vers le crowdfunding mais vers un mode d’épargne et/ou de don moins risqué.