ÉTUDE SUR LE FINANCEMENT PARTICIPATIF COMME OUTIL POUR LA RELANCE

Thématique : actualité du crowdfunding
Source: Financement Participatif France

Communiqué de presse Paris, le 6 octobre 2020 Le contexte actuel de crise et les tensions économiques auxquelles font face les petites et moyennes entreprises ouvrent des perspectives importantes pour le financement participatif comme soutien à leur activité. Dans cette optique, Financement Participatif France et la Banque des Territoires ont souhaité rassembler les points de […

Communiqué de presse

Paris, le 6 octobre 2020

Le contexte actuel de crise et les tensions économiques auxquelles font face les petites et moyennes entreprises ouvrent des perspectives importantes pour le financement participatif comme soutien à leur activité. Dans cette optique, Financement Participatif France et la Banque des Territoires ont souhaité rassembler les points de vue de l’ensemble des acteurs de l’écosystème et les mettre en perspective avec les enjeux macro-économiques afin de permettre au secteur du financement participatif de jouer un rôle actif dans la relance.

Le 6 octobre 2020, Financement Participatif France et la Banque des Territoires dévoilent les résultats de l’enquête menée par Kantar.

La dynamique positive du financement participatif

Le marché du financement participatif est arrivé à un certain niveau de maturité : des acteurs ont atteint une taille critique avec des mouvements de concentration et de consolidation, et les positionnements se sont affinés sur un élargissement des offres ou une spécialisation sur des secteurs. Le marché traditionnel se tourne de plus en plus vers les solutions de crowdfunding via des acquisitions ou des partenariats : « Cela permet de venir compléter les offres des banques, peu adaptées sur la création de certaines entreprises, et de donner de la visibilité sur des projets » témoigne La Banque Postale. « C'est un dispositif utile dans la boîte à outils d'une institution financière. Le crowdfunding intervient en complément des solutions financières traditionnelles et fait se rencontrer l'engagement collectif et la finance au service de l'impact territorial. » complète Arkéa.

Le financement participatif réconcilie les « financeurs engagés », à la recherche de sens et d’actions concrètes et locales ; et les « investisseurs audacieux » qui recherchent la rentabilité et sont dans une logique de diversification.

Si les plateformes de don ont vu leurs collectes augmentées avec les nombreuses initiatives solidaires menées pendant la crise sanitaire, cette dernière a porté un coup d’arrêt au secteur du prêt et de l’investissement avec un ralentissement des flux pendant au moins un mois. Les porteurs de projet étant inquiets de la situation, ils ont reporté leur levée de fonds ou ont revu à la baisse leurs ambitions et modèles économiques : « Les entrepreneurs savent bien que les investisseurs sur les plateformes de crowdfunding sont attentistes. Du coup, ils se disent qu'ils vont prendre le PGE (Prêt Garanti par l'État) et qu'ils vont faire leur levée de fonds l'année prochaine. Tout le monde a décalé, au mieux une reprise à partir de septembre/octobre. » précise la plateforme Sowefund.

Malgré la conjoncture, les volumes collectés au 1er semestre 2020 ont continué leur progression avec une croissance de 34% par rapport au 1er semestre 2019 pour atteindre 320 374 570€, signe d’une réelle reprise post-confinement. Et la situation n’a pas provoqué de crise de confiance vis-à-vis des financeurs ; bien au contraire, elle a renforcé leurs convictions et les a encouragés à poursuivre leurs investissements : « Dans 5 ans, j’imagine la répartition de mes placements 50/50 entre la bourse et la finance participative, contre 95/5 aujourd’hui ».

 

La relance, un environnement propice au crowdfunding

Les banques, fortement impactées, vont devoir être prudentes pour maintenir leurs fonds propres. En parallèle, le patriotisme a le vent en poupe. D’après l’étude Kantar Covid-19 d’avril 2020, 57% des Français pensent favoriser les marques qui ont participé à des initiatives pendant la crise, et 83% souhaitent privilégier des enseignes françaises pour soutenir notre économie ; or ce sont 85 milliards d’euros qui ont été épargné ces derniers mois. Le financement participatif offre un débouché :

  1. aux Français pour investir local, créer de l’emploi sur leur territoire et contribuer à la relance ;
  2. aux entreprises pour financer leur trésorerie et leurs investissements grâce à des plateformes rapides, agiles et fiables.

« La Banque de Territoires a apporté son soutien financier à la réalisation de cette étude parce que le financement participatif répond bien aux enjeux essentiels des acteurs locaux et apporte des financements complémentaires dans la réalisation des projets » précise Françoise Morsel, responsable partenariats et relations institutionnelles à la Caisse des Dépôts.

Pour Jérémie Benmoussa, président de FPF, « cette enquête vient conforter le secteur dans l’utilité qu’apporte le financement participatif en complément d’autres financeurs et quand les canaux traditionnels sont engorgés, car les plateformes sont en capacité d’être réactives dans des contextes de crises, tout en restant fiables et professionnelles. »

On se met en marche ?

Pour permettre cette relance, l’écosystème appelle à :

  • Une meilleure intégration du crowdfunding dans les mécanismes de financement ;
  • Une mobilisation de l’ensemble des acteurs pour créer des partenariats et des ponts ;
  • De meilleurs moyens en faveur de la pédagogie sur le financement participatif ;
  • Une plus grande incitation des Français à investir dans l’économie réelle.

 

[Télécharger le communiqué de presse]
[Télécharger la présentation de la conférence de presse du 06/10/2020]
[Télécharger l'étude Kantar]